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Mini Transat : la longue attente
Mini Transat 2013 - DR

Mini Transat : la longue attente

Ce lundi matin, plusieurs coureurs sont revenus sur le village de la Mini Transat pour veiller sur leur bateau, se renseigner sur l’humeur générale de la course… Une petite minorité a pris le parti de rester sur place, partageant son temps entre visites de la région et activités physiques pour s’entretenir.

Ce temps d’attente a été mis à profit par Douarnenez Courses pour faire un point sur les dix jours précédant la date de départ théorique du 13 octobre. Plus de 25 000 visiteurs estimés, des éloges tant des coureurs que des partenaires ou de la Classe Mini, plus de trente exposants sur 3000 m2 de village, l’installation de la Mini Transat dans le Port Rhu s’est révélée un succès. A cela, il faut rajouter l’intérêt qu’a suscité l’exposition organisée dans le cadre du Port Musée, la forte mobilisation des bénévoles ainsi que la quarantaine de classes qui s’est déplacée sur le site pour rendre visite aux navigateurs dans le cadre de l’opération Label Bleue.

Tuer le temps

Cela fait maintenant une semaine que la flotte des Minis patiente au pied des quais du Port Rhu. Dans l’ensemble, les coureurs font contre mauvaise fortune bon cœur face à cette situation météorologique exceptionnelle. Pour rester dans le match, plusieurs concurrents n’hésitent pas à s’entretenir physiquement : jogging, exercices divers, étirements, tout est bon pour garder la forme. D’autres en profitent pour terminer quelques bricoles. A bord de Pas de Futur sans Numérique, Ian Lipinski a profité d’une livraison complémentaire de matériel électronique qu’il n’attendait plus pour parfaire son installation de bord. C’est aussi le temps des carénages : on partage des bouteilles d’air comprimé, on se prête du papier de verre, l’objectif étant de rester mobilisé sans consumer trop d’énergie.

Porte fermée au cap Finistère

Les jours se suivent et se ressemblent sur le golfe de Gascogne. Toute la flotte est dans l’attente d’une bascule des vents à l’ouest puis au nord-ouest. Mais les centres dépressionnaires restent sur des positions désespérément sud et génèrent à la pointe de l’Espagne des vents très forts de sud-ouest à la pointe de la Galice. Hier au soir, les fichiers laissaient entrevoir une éventuelle porte de sortie pour le week-end prochain, mais les dernières prévisions météo n’incitent guère à l’optimisme. Les concurrents encore présents sur Douarnenez peuvent heureusement compter sur la solidarité des habitants et des commerçants cornouaillais. Tel coureur qui ne savait plus où se loger, s’est vu proposer spontanément un hébergement gratuit chez l’habitant, quand ceux qui passent le matin peuvent apprécier les croissants fournis gracieusement par un boulanger de la ville au PC Course. Plusieurs entreprises ont aussi proposé des visites et dégustations des produits locaux. Ce sont ces petites attentions qui participent de la séduction de l’escale douarneniste. Il ne reste plus qu’à attendre les prochains fichiers météo, sachant que la situation peut encore évoluer rapidement, compte tenu de l’instabilité des phénomènes. Pour l’heure, c’est toujours le code rouge qui prévaut.

About Christophe Segard

Mordu de politique, d'économie, de cinéma et de musique. Co-fondateur du Phare Ouest Retrouvez moi dans l’œil du Phare : http://ow.ly/nA5TD

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