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Bréhat, l’île aux fleurs des Côtes d’Armor

Bréhat, l’île aux fleurs des Côtes d’Armor

L’île de Bréhat fait partie d’un archipel de plus de 80 îlots et récifs, elle est située au large de Paimpol dans les Côtes d’Armor. En partant de la pointe de l’Arcouest, découvrez toutes les richesses de ce petit coin de paradis d’à peine 310 hectares.

Pour arriver sur l’île de Bréhat, peu de solutions s’offrent à vous, des navettes relient l’île au continent tous les jours et vous aurez aussi la possibilité d’appeler un bateau-taxi, mais en dehors de ces bateaux, il vous faudrait traverser le chenal d’environ deux kilomètres de large par vos propres moyens.

Carte Bréhat | © via maieutapedia.org

Carte Bréhat | © via maieutapedia.org

Arriver à Bréhat

Le point de départ principal des navettes se fait à partir de la pointe de l’Arcouest, située sur la commune de Ploubazlanec. Durant la saison estivale, plusieurs autres points de départ sont possibles au long de la côte de Granit Rose ou de la baie de Saint-Brieuc.
Les vedettes de Bréhat vous proposeront plusieurs formules selon vos envies de découverte. Un aller-retour direct, de votre embarquement à l’arrivée sur l’île il ne vous faudra qu’un petit quart d’heure, ou une balade autour de l’archipel avant de débarquer sur l’île principale, comptez trois bons quarts d’heure pour cette formule.
De nombreux horaires de traversée vous permettront de choisir à votre convenance la durée de séjour sur l’île.
Sachez aussi qu’aucun véhicule à moteur n’est autorisé sur l’île, en dehors d’un tracteur avec sa remorque aménagée en transport en commun et le scooter du médecin de l’île. Un grand parking a été aménagé proche de l’embarcadère, avec un tarif dégressif en fonction de la durée de votre stationnement.

Bréhat - Port-Clos | © Benh LIEU SONG

Bréhat – Port-Clos | © Benh LIEU SONG

L’archipel de Bréhat

Archipel de Bréhat - vue par satelliteIl est constitué de 86 îles, îlots et récifs séparés du continent par le chenal du Ferlas, d’environ deux kilomètres de large.
Les principales îles sont : Île Ar-Morbic, Île Béniguet, Île Grouezen, Île Lavrec, Île Logodec, Île Maudez, Île Raguenès, Raguénès Meur et l’Île Verte.
Mais l’archipel comprend également de nombreux îlots comme Quistillic, Séhérès, la Chèvre, le Bouc, Roc’h Losquet, les Trois Îles, les Agneaux, les Tusques.
Sur ces îles ont été trouvé de nombreuses traces de civilisation datant du néolithique, période à laquelle il ne s’agissait pas encore d’îles mais des sommets séparés par des vallées côtières.

L’île de Bréhat

Il s’agit de l’île principale de l’archipel. Elle est en fait constituée de deux îles séparées par l’anse de la Corderie. Un pont a été construit pour permettre le passage d’une île à l’autre. Il peut être appelé « Pont Ar Prat », signifiant le pont de la prairie ou encore le pont chaussée de Vauban.
Selon certains ouvrages, Vauban aurait fortifié l’île sous le règne de Louis XIV et construit le pont reliant les îles. En réalité, le pont était déjà présent à l’arrivée de Vauban en 1695, construit à l’origine par un tombolo de galets (dépôt de galets naturel) qui sera par la suite renforcé agrandi et surélevé.
Les deux îles, bien qu’étant très proches, possèdent un paysage totalement différent, l’île nord avec ses landes arides et l’île sud fleurie tout au long de l’année. Elles font toutes deux parties des « sites et monuments remarquables naturels de caractéristiques artistiques »

L’île Sud

Bréhat | © Patrick GIRAUDElle porte le surnom de l’île aux fleurs. En effet le climat doux de l’île permet la floraison de nombreuses espèces végétales comme des mimosas, des figuiers, des eucalyptus, des céanothes, des echiums, des agapanthes ou encore des hortensias. L’île est un des rares lieux de Bretagne Nord où il est possible de faire pousser des végétaux méditerranéens comme des palmiers. La température hivernale avoisine les six degrés et de ce fait les gelées sont rares, bien plus rares que sur la côte à deux kilomètres de là et cela favorise une grande diversité de plantes et fleurs.

Lorsque vous débarquerez de la navette maritime, vous arriverez au port de l’île nommé Port-Clos, point de départ de magnifiques balades sur l’île.
En suivant le chemin, vous arriverez au bourg de Bréhat. Vous y trouverez en plus de la mairie et de la poste, une école primaire et de nombreux petits commerces. La population de l’île, recensée en 2010, atteignait 414 habitants dont la grande majorité se trouve au bourg et dans ses environs proches. Durant la saison estivale, la population peut atteindre plusieurs milliers. Plus de 800 logements sont présents pour accueillir les estivants, un peu moins de 200 de ces logements sont inscrits comme résidence principale.

Bréhat - Moulin à marée du Birlot en 1989 | © Patrick CharpiatEn continuant votre chemin vers le nord de l’île, vous passerez à côté d’un moulin à marée, le moulin du Birlot. Il date de 1638 et a été construit par le duc de Penthièvre, seigneur de Bréhat. L’inscription sur le linteau de la porte montre l’année 1744, date à laquelle de gros travaux ont été entrepris. Jusqu’en 1920, le moulin permettait la fabrication de farine, mais un boulanger s’est installé sur l’île, important sa farine du continent. Ses pains étaient très appréciés des habitants et le moulin perdit peu à peu de son importance et finit par arrêter de tourner. Le toit de chaume se dégrada avec le temps, il fut remplacé par un toit de fibrociment qui ne résista malheureusement pas à la tempête de 1987. Racheté par la commune en 1990, les travaux de rénovation du moulin commencent, mais ce n’est qu’après 1994, date de création de « l’Association du moulin du Birlot » que le moulin retrouvera sa splendeur d’autrefois. Depuis, la roue se remet régulièrement à tourner pour des démonstrations où du blé noir est moulu pour en faire de la farine.

Bréhat - moulin du Birlot | © Patrick GIRAUD

Bréhat – moulin du Birlot | © Patrick GIRAUD

Vous arrivez ensuite au point culminant de l’île, à 33 mètres au-dessus du niveau de la mer, où se trouve la chapelle Saint-Michel. Elle fut construite au cours du XVIIIe siècle à l’emplacement du premier sémaphore de l’île détruit par la foudre en 1820. Juste à côté de la chapelle, une grande croix fut érigée dans un unique bloc de granit. La croix est inscrite en tant que Monument Historique depuis 1930.
La chapelle sert de repère à la navigation. Durant de nombreuses années, elle a servi de corps de garde, transmettant à l’aide de grands feux les signaux aux autres corps de gardes sur le continent. Pendant la révolution, la petite chapelle sera également utilisée comme magasin de poudre.

Bréhat - Chapelle Saint-Michel | © Wikimedia Commons User Ifernyen

Bréhat – Chapelle Saint-Michel | © Wikimedia Commons User Ifernyen

Le chemin vous conduira ensuite vers le pont reliant l’île sud à l’île nord, le Pont Ar Prat ou Pont Vauban.

L’île Nord

Bréhat - Chapelle Keranroux | ©  Wikimedia Commons User tuxthepenguin6Peu après avoir franchi le pont vous vous trouverez en face de la chapelle de Notre-Dame de Keranroux. De style néogothique, la chapelle date de 1860. Pendant des siècles, cette chapelle était totalement indépendante de la chapellenie de Bréhat-Bourg, mais n’avait pas le rang de paroisse pour autant. Elle fut construite derrière le calvaire datant de 1752 et fut dédiée aux marins.
Lors de la révolution, la chapelle fut mise en vente. De peur qu’elle ne disparaisse, les paroissiens mirent à l’abri dans une excavation la statue de Notre-Dame de Pitié. Selon la légende, la statue représentant la Vierge ne se plaisant pas dans cette excavation au bord de l’anse de la Corderie, revint d’elle-même à sa place dans la chapelle quelque temps plus tard.
À l’intérieur de la chapelle vous pourrez découvrir de nombreux témoignages des sauvetages réalisés par la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN), créé en 1865 ainsi qu’une maquette de bateau (ex-voto) offerte à la chapelle vers 1900 par un marin de commerce.

Continuant vers le nord, vous ne tarderez pas à vous trouver en bas du phare du Rosédo et de son sémaphore.
Le premier phare du Rosédo fut construit en 1858, tour carrée d’une hauteur de 11,50 mètres. En 1862, le sémaphore sera érigé juste à côté. Le phare sera électrifié en 1942. Mais en 1944, les Allemands quittant l’île ont décidé de détruire tous les phares de l’île, le Rosédo n’y échappa pas.
Il fut reconstruit en 1949 formant une tourelle rectangulaire avec un côté arrondi. Avec un peu plus de 13 mètres de hauteur, il domine la Manche à 40 mètres au-dessus du niveau de l’eau. Il a été automatisé en 1997, ses derniers gardiens étaient Yvonne et Claude Tollari, qui après 30 ans de bons et loyaux services partiront à la retraite et ne seront jamais remplacés.

Bréhat - phare du Paon | © Patrick GIRAUD

Bréhat – phare du Paon | © Patrick GIRAUD

Tout à fait au nord de l’île, se trouve le deuxième phare le plus important de Bréhat, le phare du Paon. Construit deux après le phare du Rosédo, le Phare du Paon est une tourelle carrée accompagnée d’un corps de logis. Il sera électrifié la même année que le Rosédo et également totalement détruit lors de la fuite des Allemands en 1944. Il sera reconstruit identique à l’original en 1949, en granit rose provenant de l’île ou de la commune de Ploumanac’h sur la Côte de Granit Rose.

About Nolwenn Nedelec

Présidente de l'association AHJV France, journaliste pour Le Phare Ouest. Passionnée de cinéma, littérature, musique... Bref la culture en général.

3 Commentaire(s)

  1.  » L’île est un des rares lieux de Bretagne Nord où il est possible de faire pousser des végétaux méditerranéens comme des palmiers »
    A se demander si les auteurs vivent en Bretagne.
    Faut pas copier wikipedia sans se promener sur la côte…

    • J’aurais dit « adapter » wikipédia et mettre une multitude d’informations.
      Je ne sais pas si les auteurs vivent en Bretagne, l’essentiel pour moi et qu’ils apportent un regard bien sympathique sur cette dernière.
      Après chacun son avis. Mais la critique est tellement facile.

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