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Belle île en Mer, splendeur des îles du Ponant

Belle île en Mer, splendeur des îles du Ponant

Située au large du Morbihan, Belle-île en Mer est la plus grande des îles bretonnes. En partant du Palais, faites avec Le Phare Ouest le tour de cette magnifique île.

Belle-île en Mer

Il s’agit de l’île la plus grande en Bretagne. Elle forme un plateau de 85km2 à une altitude d’environ 40 mètres au dessus du niveau de la mer. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la principale activité sur l’île était la pêche. En effet, on pouvait y compter dix conserveries de sardine en 1855. C’est au début du XXème siècle que le déclin, démographique et économique, s’amorce à Belle-île, il est en grande partie dû à l’épuisement des ressources naturelles (sardines) autour de l’île. Ce déclin est en partie compensé par une nouvelle activité en plein essor : le tourisme. Les premiers touristes ont pu arrivé sur l’île grâce à la compagnie de bateaux à vapeur « La Belle Iloise » qui établit une liaison régulière avec Auray, parmi eux on pouvait notamment reconnaître Claude Monet (peintre impressionniste, 1840-1926) ou Albert Roussel (compositeur, 1869-1937).

Belle-Île-en-Mer | © Wikimedia Commons user Bourrichon

Belle-Île-en-Mer | © Wikimedia Commons user Bourrichon

Le Palais

Chef-lieu de l’île, Le Palais est la commune la plus peuplée. Pour tous les visiteurs, son port constitue la porte d’entrée de l’île, mais ce n’est pas forcément cela qui attirera votre premier regard. Surplombant le port, vous trouverez une citadelle datant de 1549, construite par François de Rohan. Vauban a également laissé sa marque en ajoutant à la citadelle une double enceinte ainsi que de puissants bastions d’angle lors de ses séjours sur l’île en 1683, 1686 et 1689. Elle a permis de défendre l’île contre les pirates, les Espagnols et les Anglais jusqu’au XVIIIème siècle où le roi George II s’en empare. La citadelle redeviendra Française en 1763 à la suite du traité de Paris.
Depuis lors, elle a servi de prison et de base pour l’armée Française. En 1960, l’armée abandonne la citadelle qui sera alors vendue aux enchères à un couple de particuliers qui la restaure totalement. Ils finissent par la revendre, en 2005, à un groupe immobilier. Dorénavant, les bâtiments sont ouverts au public, ils comprennent un musée, un restaurant, des salles d’expositions, de concerts ainsi qu’un hôtel.
En dehors de la citadelle, vous pourrez découvrir le port avec son ballet incessant de bateaux de tourisme et de pêche. Vous pourrez également vous promener sur les coteaux de la ville, totalement exposés au sud, où poussent de nombreuses espèces végétales méridionales telles que des figuiers ou palmiers.

Le Palais - Citadelle Vauban | © Gilles Morin

Le Palais – Citadelle Vauban | © Gilles Morin

Locmaria

Il s’agit de la commune la plus méridionale de Bretagne. Autrefois, la commune était réputée pour accueillir de nombreuses sorcières et la tradition voulait que l’on entre dans la ville « les pouces en dedans » pour conjurer le mauvais sort.
L’église Notre-Dame de l’Assomption à Locmaria est la plus ancienne de Belle-île en Mer, elle a été fondée en 1070 par les moines de l’Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. La légende raconte que des pirates hollandais qui avaient réussi à accoster l’île devaient remplacer leur mat cassé. En voyant l’arbre devant l’église, ils n’hésitèrent pas à l’utiliser pour cet usage. Mais ils ne purent jamais s’en servir car Notre-Dame l’aurait déformé pour le rendre inutilisable. C’est à partir de ce moment que de nombreux pèlerins sont venu prier et remercier « Notre-Dame de Bois-Tors ».

Locmaria - Fortin de Kerdonis | © Wikimedia Commons user Patrice78500Locmaria n’a pas échappé aux fortifications militaires pour défendre l’île. C’est entre le XVIIème et le XIXème siècle que plusieurs bâtiments sont construits.
Sur la commune de Locmaria, des forts sont construits afin de protéger la ria (vallée envahie par la mer) de Port-Maria, puis un corps de garde crénelé, à l’abri au fond de la ria. Cet ensemble est appelé : les fortins de Port-Maria.
Vous pourrez également découvrir les fortins de Kerdonis, situés plus au nord de l’île. Au XVIIIème siècle se trouvait une batterie militaire à cet emplacement, mais elle fut détruite lors de la bataille de Groix en 1795. C’est en 1858 qu’une nouvelle construction militaire vue le jour. Le fort, construit en épousant le relief de la pointe de Kerdonis, est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis le 30 octobre 2000.

Bangor

Bangor - Les Aiguilles de Port-Coton | © CRTBSituée sur la côte ouest, Bangor est la commune la plus exposée aux vents dominants et possède les sites les plus sauvages de l’île.
Vous pourrez y découvrir que l’île était occupée dès la préhistoire grâce au menhir nommé la Pierre Saint-Anne. Dès le XIème siècle, une église y sera construite. Elle sera dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul et portera leurs noms dès ce moment.
Le phare de Goulphar, également nommé le grand phare de Kervilahouen, a été mis en service en 1835 et est composé d’une tour de granite d’une hauteur de 52 mètres. Le public y est le bienvenu, et pourra admirer la magnifique vue sur l’île, mais également du Croisic à Lorient sur le continent, en étant à plus de 90 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le phare de Goulphar, ainsi que douze autres phares de la région, est classé monument historique depuis le 3 mai 2011.
Du haut du phare vous pourrez également apercevoir les Aiguilles de Port-Coton. Il s’agit de rochers marins formant un des sites les plus remarquables de l’île. Le nom de ce lieu provient de l’écume projetée sur la vague, formant comme un voile de coton sur les rochers. L’imagination des spectateurs peut aller bon train avec ce magnifique paysage. Certains voient dans les rochers un « mini Mont Saint-Michel », un loup hurlant, une poule couvant ses œufs ou encore un sphinx.

Sauzon

Sauzon- Vue sur le port au coucher du soleil | © Spiegelhalter ErichElle est la quatrième et dernière commune de l’île. Le village a été construit sur le flanc ouest d’une anse aménagée en port de pêche. En partant du port, sur le versant ouest de l’estuaire de la rivière « Sauzon », vous pourrez faire le tour de la pointe du Cardinal. Vous pourrez alors admirer la magnifique vue de l’entrée du port, la pointe de Taillefer, la presqu’ile de Quiberon et bien évidemment la pointe des Poulains.
La pointe des Poulains est une presqu’ile située à l’extrémité nord-ouest de la commune de Sauzon. Le nom de la pointe des Poulains peut avoir deux origines en Breton. La première « Beg Er Pollen » signifiant la pointe des rochers isolés ou la seconde « Poul Awen » signifiant le trou aux eaux tumultueuses.
Elle est connue grâce à son superbe paysage, mais également parce que le terrain entier avait été acheté par l’actrice Sarah Bernhardt. Elle acquiert le 11 novembre 1894 le fort situé sur la pointe et le transforme en habitation, quelques années plus tard elle fera également construire deux villas, « Les Cinq Parties du monde » en 1897, pour son usage personnel, et « Lysiane » pour accueillir ses invités. Sarah Bernhardt y habita tous les étés jusqu’à son décès en 1923.
C’est en 2000 que le terrain fut acquis par le Conservatoire du Littoral qui commença la réhabilitation du site tout en préservant la beauté de la nature de la pointe. Dorénavant, le fort ainsi que les deux villas sont accessibles au public et ont été transformé en musée à la mémoire de Sarah Barnhardt.
En parcourant la commune de Sauzon, vous pourrez également découvrir deux menhirs, nommés Jean et Jeanne, datant du néolithique.

About Nolwenn Nedelec

Présidente de l'association AHJV France, journaliste pour Le Phare Ouest. Passionnée de cinéma, littérature, musique... Bref la culture en général.

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