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Légende de Bretagne : le règne d’Arthur, entre force, magie et passion.

Légende de Bretagne : le règne d’Arthur, entre force, magie et passion.

Durant les premiers temps de son règne, Arthur eut beaucoup à faire avec son nouveau royaume. Certains nobles n’admettaient pas qu’un jeune homme de seize ans puisse être au pouvoir. Et tous s’accordait à dire que les origines d’Arthur étaient bien trop floue.

Parmi les onze nobles s’opposant à Arthur se trouvaient les rois Lot D’Orcanie, Urien et Caradoc l’ancien. Pour faire taire toute réticence concernant son accession au trône, Arthur proposa son aide, ainsi que celle de ses chevaliers dans leurs combats contre Claudas, qui se préparait à envahir leurs pays.
Occupé à repousser les saxons à ses propres frontières, Arthur tarda à tenir sa promesse et les premiers royaumes à tomber entre les mains de Claudas furent les royaumes de Bohort de Gaûne et de Ban de Bénoic, ses alliés.

Portrait du roi Arthur | © W.B. MargetsonLes rois réticents, voyant qu’Arthur ne pouvait protéger ses alliés, décidèrent de faire front commun contre lui. Ils partirent en guerre, mais Arthur s’était attendu à cette alliance et s’était préparé à cette attaque. Il les attendit avec ses chevaliers et dès que les nobles arrivèrent Arthur chargea.
Les valeureux chevaliers d’Arthur ne mirent pas longtemps à trouver et encercler les rois félons. Dès qu’Arthur les rejoignit, tous se rendirent. Quelques jours plus tard, une cérémonie de victoire eut lieu dans le château d’Arthur, les rois rebelles étaient tous présents et chacun à leur tour, ils prêtèrent serment d’allégeance à leur jeune roi.

Le roi Lot d’Orcanie était accompagné de sa femme, la belle et jeune Morgause. Dès qu’Arthur vit la reine d’Orcanie, il ne put s’empêcher d’essayer de la séduire, et il y arriva. A la fin de la fête suivant la cérémonie, Arthur et Morgause réussirent à s’éclipser durant un moment. Durant cette union d’un soir, aucun ne pensait aux conséquences que cela pouvait engendrer. Après avoir quitté la reine d’Orcanie, Arthur rejoignit son lit et à peine endormi, un cauchemar affreux l’envahi. Un horrible serpent sortant de son flanc, détruisait son trône et son peuple avant qu’Arthur le combatte jusqu’à leur mutuelle destruction.

Lorsqu’Arthur parla de son cauchemar à Merlin, le magicien lui expliqua son rêve, en lui prédisant qu’un homme, né le 1er mai, serait responsable de la chute de Camelot mais également de celle d’Arthur.
Essayant de ne pas y penser, Arthur se promena dans la cours de son château, discutant avec les chevaliers se trouvant là. Il entendit alors parler du roi de Pellinore, beaucoup de chevaliers en discutait, et tous prenaient un air courroucé. Arthur su alors que de nombreux chevaliers avait été défiés par le Roi de Pellinore.

Arthur décida d’aller voir directement ce qu’il en était réellement. Il prit la direction du royaume de Pellinore mais s’arrêta en chemin au bord d’une superbe fontaine naturelle. Lorsqu’il s’en approcha, un homme surgit de derrière un bosquet. Arthur fit quelques pas en arrière pour éviter la lame qui s’abattait sur lui. Lorsqu’il se présenta l’homme s’agenouilla rapidement et commença à lui expliquer pourquoi il avait attaqué.
Le roi Pellinore raconta alors qu’un monstre vivait sur ses terres. La bête était toujours assoiffée et le roi en est persuadée : elle viendrait se désaltérer à l’eau si pure de cette fontaine. Ne sachant pas à quoi ressemble le monstre qu’il avait surnommée « la bête glapissante », le roi avait décidé d’attaquer quiconque s’arrêterait à la fontaine pour y puiser de l’eau fraiche. Après avoir longtemps parlé, Arthur voulut s’en aller et dit au roi de Pellinore qu’il allait boire un peu d’eau pour lui permettre de rentrer jusqu’à Camelot. Sans même laisser le temps à Artur de finir sa phrase, le roi sorti sa lame de son fourreau et attaqua Arthur. Le combat fut rude, et lorsque les lames s’entrechoquèrent, l’épée d’Arthur se brisa. Il réussit tout de même à enfourcher son cheval et parti au galop, les cris de Pellinore flottant derrière lui.

Arrivé à Camelot, Merlin vit l’épée à la lame brisée d’Arthur. Dès l’aube, Merlin réveilla son jeune roi et l’emmena à l’écurie. Il ne lui dit pas où il l’emmenait, mais Arthur le suivit sans poser de question. Ils arrivèrent dans la forêt de Brocéliande, et s’approchèrent doucement du magnifique lac qui s’étendait devant eux. Merlin connaissait bien cet endroit, pour y être venu régulièrement, ils étaient devant le lac de Comper, le lac abritant le château de cristal de Viviane.

Excalibur | © Karli WatsonArthur voulu faire quelques pas, il descendit de cheval et s’approcha de la rive. Il vit alors une main ornée de magnifiques bijoux sortir de l’eau, et s’approcher de lui. Cette main tenait une épée qui brillait de mille feux à la lueur du soleil couchant. Arthur tendit la main vers celle sortant de l’eau qui lâchât l’épée et disparue juste au moment où celle d’Arthur toucha le fourreau.
Arthur ne s’en doutais pas encore, mais l’épée qu’il venait de récupérer était magique. Merlin lui dit que cette épée se nommait Excalibur, sa lame pouvait transpercer n’importe quelle matière et le fourreau qui la protégeait, tant qu’il l’aurait en sa possession, empêcherai quiconque de le tuer.

De retour à Camelot, sa nouvelle épée à la ceinture, Arthur entra triomphant dans la cour, mais les conversations qu’il put entendre ne lui donnait pas l’envie de se réjouir.
Claudas, ennemi juré d’Arthur depuis qu’il avait tué Ban de Bénoic et son frère Bohort, voyait ses espoirs de conquêtes s’agrandir en attaquant le royaume de Carmélide. Merlin conseilla son roi, et ils partirent accompagné de quarante chevaliers défendre la Carmélide et détruire Claudas.

Léodagan, seigneur de la Carmélide, avait du mal à repousser les troupes de Claudas, il commençait même par moment à reculer sur ses terres. Léodagan perdait un peu plus espoir chaque jour. Mais un beau matin, alors que le soleil se levait à peine, il vit le drapeau d’Arthur flotter vers son château, et la force de combattre Claudas revint. Arthur et ses chevaliers prirent Claudas à revers, et petit à petit se frayèrent un chemin à travers les troupes de l’envahisseur.

Le soleil était à son zénith quand la bataille s’arrêta, Claudas était vaincu et la Carmélide de nouveau libre. Léodagan vit Arthur, Merlin et les chevaliers entrer dans son château, et il organisa un gigantesque buffet en leur honneur. Lorsqu’Arthur s’apprêtait à lever son verre en honneur de tous les combattants de Carmélide, son geste s’arrêta, il ne put détacher ses yeux de la personne qui sortait du château pour les rejoindre à la fête. Il ne savait pas qui elle était mais il sut à ce moment précis qu’il était amoureux et que cette magnifique jeune femme deviendrait sa reine.

Léodagan n’avait pu manquer de suivre le regard fixe d’Arthur, et il y vit sa fille, Guenièvre refermer la porte derrière elle.
Arthur reprit ses esprits, fit son toast et dès qu’il eut bu sa gorgée parti rejoindre l’élue de son cœur. Lorsqu’il s’approcha d’elle, il vit qu’elle parlait avec Léodagan. De leur conversation, Arthur n’entendit que le mot « père », au lieu de se diriger vers Guenièvre, il s’arrêta finalement devant Léodagan. Sans passer par des chemins détournés, Arthur s’agenouilla devant Léodagan et lui dit « Seigneur, votre fille est magnifique, accepteriez vous de me donner sa main ? »

Le mariage se fit à Camelot. Dans sa magnifique robe blanche, Guenièvre s’avança vers l’autel au bras de son père et après avoir fait promesse de fidélité à son mari devant Dieu, Guenièvre devint reine de Bretagne.

Légendes de Bretagne | © L'Amiral

La suite la semaine prochaine…

About Nolwenn Nedelec

Présidente de l'association AHJV France, journaliste pour Le Phare Ouest. Passionnée de cinéma, littérature, musique... Bref la culture en général.

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