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La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 1
La chronique d'Amandine, bretonne au Népal | © Amandine Pohardy

La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 1

About The Author

Amandine Pohardy
Née le 6 septembre 1994 à Beaupréau (49)
Études : DUT info-com option journalisme à Lannion
J’aime : les gens, l’aventure, les voyages et le chocolat

Suite à une annonce parue dans les couloirs de l’IUT de Lannion concernant un stage de journalisme au Népal, je suis partie seule dans ce pays. En mal d’aventure, je n’ai pas hésité une seule seconde. CV, lettre de motivation en anglais, frais d’hébergement et de transport… Rien ne me faisait peur. J’avais travaillé deux étés pour économiser, cette offre était pour moi !

Nous sommes lundi 24 Juin, je pars dans exactement quatre jours. Actuellement je dois avouer que je stresse un peu étant donné les avis négatifs que j’ai pu voir sur des forums concernant l’association avec laquelle je pars. Je prévois des pantalons larges et bien fermés afin que les milliards de moustiques et de sangsues ne m’achèvent pas durant la période des moussons. J’ai aperçu sur internet la météo des jours à venir à Katmandou : 22° avec beaucoup beaucoup d’eau… ça va être sympa. Je ne réalise pas l’ampleur de la chose, à part quand j’en parle avec les gens qui m’entourent et que je vois leur réaction… J’ai fait le choix de ne pas trop m’informer sur le Népal et de ne pas regarder de photos pour avoir une surprise totale. Je suis vraiment heureuse de pouvoir découvrir une autre culture, une autre façon de vivre.

Rester positif

Nous sommes le 28 juin, c’est le grand jour, je pars pour Katmandou. Aucun soucis à l’aéroport, les gens sont très gentils. Quel bonheur d’avoir retrouvé Cathy et Baptiste, mes deux amis venus m’accompagner pour mon départ. Un petit pincement au cœur tout de même lorsque j’emprunte l’escalator. Mais je sens au fond de moi que ce voyage va être merveilleux, je me laisse guider sans me poser trop de questions.

Photo prise avant mon départ. | © Amandine Pohardy

Photo prise avant mon départ. | © Amandine Pohardy

Roissy Charles de Gaulle, direction Abu Dhabi

Changement de température. Par le hublot j’aperçois… le désert. L’atmosphère est étouffante. Une fois dans l’aéroport, je m’assois pour une pause de trois heures. J’appréhendais cette escale mais les gens sont sympathiques et souriants. Mes premiers échanges en anglais débutent… Pas très concluant compte tenu de mon niveau d’anglais et de l’accent des employés de l’aéroport. Comme d’habitude je parle à toutes les bonnes têtes et là le destin a fait son travail. Je me suis trouvée assise à côté d’un ancien photojournaliste népalais qui habite actuellement aux USA avec sa femme. Je l’appellerai Bibi, il m’appellera Limousine ( je lui ai expliqué qu’en France c’était une race de vache mais vu que pour eux les vaches sont sacrées, ça ne le dérange pas de garder ce surnom). Forcément on garde contact et on se promet de se revoir une fois au Népal.

Chaque rencontre que tu fais
est là pour t’apporter quelque chose

Abu Dhabi, en partance pour Katmandu

Le 29 Juin.
Je suis arrivée. Après 11h d’avion ça fait plaisir. Je descends de l’avion et là un paysage magnifique se dresse devant moi. Je réalise enfin que je suis partie un mois, seule, à plus de 7000 kilomètres de chez moi. Allez hop on va chercher la valise. Ah ba non, pas de valise… Elle a été perdue dans l’aéroport. Donc là je réalise que je suis partie un mois, seule, à plus de 7000 kilomètres de chez moi, sans fringues, ni ordinateur, ni affaires de toilettes.

Vue panoramique sur la capitale népalaise, Katmandou. Chaque petite chose est unique, rien n'est aligné, tout est authentique. | © Amandine Pohardy

Vue panoramique sur la capitale népalaise, Katmandou. Chaque petite chose est unique, rien n’est aligné, tout est authentique. | © Amandine Pohardy

Garder le moral

Soulagement, quelqu’un de l’association m’attend à l’aéroport. Dans le mini bus j’ai l’impression que je vais mourir. Le trafic au Népal, c’est unique. Il faut le vivre pour comprendre. Des nids de poule à perte de vue, des camions qui traversent la route des motos qui sortent de partout, les gens qui klaxonnent tout le temps. Mais en fait je prends vite conscience que c’est un bordel organisé. Arrivée à la maison, je suis dans une bonne famille. La maison est grande et propre, moi qui pensais arriver dans une maison vétuste et bien pas du tout.

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