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La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 4
Une vue incroyable - © Amandine Pohardy

La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 4

Première fois que je sors de la capitale, direction la vallée de Katmandou. Nous suivons les conseils de notre ami danois, André. Il est déjà venu plusieurs fois au Népal et nous certifie que la vue est sublime à Dhulikhel. On décide de le suivre ! Hop tous dans le bus, on est plutôt serré mais c’est très drôle, le trajet sera rythmé par des musiques typiquement népalaises mais aussi des sons electro, en décalage total avec l’ambiance générale. La plupart des bus sont décorés à l’effigie du dieu Bob Marley… Pourquoi pas.

Bon Dulhkiel c’est sympa en plus ce n’est qu’à 28 kilomètres de Katmandou, mais franchement je ne m’attendais pas rester deux heures dans ce bus. Entre les bouchons pour sortir de la ville, les virages à angle droit (sans direction assistée bien sûr), les arrêts (très) fréquents pour ramasser les gens au bord de la route et les chemins pas toujours goudronnés, on aura galéré. C’est le temps pour nous de nous assoupir pendant ces deux longues heures, réveillés par notre tête qui tape contre la vitre à cause des nids-de-poule : l’art de se déplacer au Népal.

Heureusement, on n’est vraiment n’est pas déçus à l’arrivée. Les gens sont adorables, ils nous font tous de grands sourires, ils essaient de nous aider pour les directions malgré le fait qu’ils ne parlent pas anglais. C’est vraiment agréable sauf petit désagrément, le temps n’est pas au rendez-vous, mais peu importe, la joie de vivre est présente. Nous accompagnerons cette journée par des grands classiques de la chanson française, tels que Céline Dion ou Jean-Luc Lahaye, avec mon ami Bastien. Les Népalais adorent !

Nous marchons dans le village, nous nous engouffrons dans les ruelles et au loin nous apercevons une statue dorée. Perchée en haut d’une colline, elle paraît magnifique. André nous explique que c’est ici qu’il veut nous emmener. Loin de m’imaginer le calvaire qui nous attend je le suis d’un pas ferme, prête à affronter les montagnes.

Juste quelques marches... - © Amandine Pohardy

Juste quelques marches… – © Amandine Pohardy

Plusieurs centaines de marches après, je sens mon corps vraiment faible, les pulsations de mon cœur qui s’accélèrent. Vraiment dur de monter si haut… Les gens qui descendent nous regardent avec un petit sourire qui veut tout dire. Mais nos efforts n’auront pas été vains. À l’arrivée, nous surplombons la vallée sur une terrasse qui accueille la plus grande statue de Bouddha du Népal. Le calme et la sérénité nous saisissent. Plus une goutte d’eau, plus un brin de vent. Nous sommes ébahis par cet endroit paisible. J’ai l’impression que l’énergie entre en moi. On ne ressent même plus la fatigue.

Mais avant de mettre les pieds dans l’antre du Bouddha, nous devons obligatoirement enlever nos chaussures. Il faut aussi contourner la statue dans le sens des aiguilles d’une montre. C’est la tradition. Quel bonheur, nous sommes les seuls étrangers. Un endroit de rêve juste pour nous. Tout à coup, j’aperçois un petit bonhomme, presque caché derrière le Bouddha. Il nous observe, nous laisse admirer sa statue et nous approche avec précaution. C’est le gardien du Bouddha, il passe ses journées à surveiller ce colosse de plusieurs mètres de haut.

Le gardien de Bouddha - © Amandine Pohardy

Le gardien de Bouddha – © Amandine Pohardy

Après un repos bien mérité et un petit temps de méditation pour nous cinq, nous débutons une séance photo plutôt marrante. Je prête mon appareil au gardien du Bouddha et le voilà parti pour nous prendre sous toutes les coutures. Peu à peu on se rend compte que ce petit homme est d’une gentillesse hors du commun.

Nous devons tout de même partir et décidons d’aller au sommet de cette montagne. Un groupe de jeunes Népalais nous rattrapent, nous échangeons quelques mots d’anglais puis nous les voyons disparaître au loin. Quant à nous, nous nous posons face à un paysage sublime. Des notes de guitare accompagnent notre bonheur à l’état pur. Ce sont les jeunes que nous avions croisés tout à l’heure qui se sont regroupés pour chanter et jouer de la guitare face à l’un des paysages les plus magnifiques du Népal. Quel pied ! Ici, il n’y a pas d’Économie du bonheur comme l’a écrit Pierre Bourdieu.

Nous terminerons la journée à Katmandou au ChaCha Café, un restaurant apprécié par les étrangers pour ses hamburgers et ses frites maisons. Personnellement je n’ai pas trouvé ça très bon mais après une semaine de riz, tout passe.

About Christophe Segard

Mordu de politique, d'économie, de cinéma et de musique. Co-fondateur du Phare Ouest Retrouvez moi dans l’œil du Phare : http://ow.ly/nA5TD

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