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La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 3

La chronique d’Amandine, bretonne au Népal – Épisode 3

Durant la première semaine, les visites ce sont enchaînées. Le temps de s’habituer à l’altitude, à la nourriture et au rythme, ça a été dur et assez physique… Le 3 Juillet nous partons avec mes amis, Leila, André, Karin et Bastien, nous prenons le premier taxi venu… Mais attend, si on compte bien, ça fait six personnes ? Et oui, on embarque à six dans le petit taxi et hop direction : Pashupatinath un endroit mythique du Népal, qui nous a été conseillé à plusieurs reprises.

Nous voilà arrivés à Pashupatinath, lieu sacré par les hindouistes puisqu’il héberge le dieu Shiva.

Avant d'arriver à Pashupatinath, il est possible d'acheter des pigments qui font office d'offrande. Les népalais dédient à peu près le tiers de leur salaire aux offrandes. | © Amandine Pohardy

Avant d’arriver à Pashupatinath, il est possible d’acheter des pigments qui font office d’offrande. Les népalais dédient à peu près le tiers de leur salaire aux offrandes. | © Amandine Pohardy

D’un côté il y a le passage gratuit pour les hindous et tout droit c’est le passage pour les touristes où chacun doit donner 1000 roupies (environ 10 euros). Je suis surprise d’entrer dans un lieu religieux et de payer aussi cher mais bon il paraît que ça vaut le coup d’œil. Nous entrons dans l’enceinte du lieu où nous surplombons les toits des temples. Une ambiance particulière m’envahis. Les gens paraissent calmes, apaisés et sereins. Mais il y a toujours les vendeurs ambulant, fidèles au poste. Ils nous abordent de tous les côtés. La plupart savent parler anglais, certains maîtrisent quelques mots de français et d’espagnol. Ils sont prêt à tout pour nous vendre leurs babioles.

Après avoir passé un petit pont et slalomé parmi des vaches j’aperçois de la fumé. Ça sent le cramé, certains se cachent le nez, d’autres portent des masques. J’approche de l’endroit ou naît cette fumée et je comprend que des corps sont en train de brûler.

La religion impose que le corps, à sa mort, doit brûler pour renaître. Une fois brûlé, les cendres sont jetées dans la rivière Bagmati, la plus sacrée des rivières au Népal. Une vie meilleure est promise au défunt qui finiront dans ses eaux.

Ici rien n’étonne, les corps brûlent en public. Les cendres sont jetées près des enfants qui se baignent, les enfants jouent parmi les familles en deuil. La mort paraît normale. L’endroit est paisible. La tristesse ne se fait même pas ressentir. Nous nous installons de l’autre côté de la rive, face aux crémations. Je pense, je prie et je remercie Dieu de me permettre de vivre un moment si exceptionnel.

Au loin j’entrevois un petit homme maquillé, plein de couleurs. On les appelle les Sadhus. Ce sont des hommes qui errent de lieux sacrés en lieux sacrés pour méditer. J’apprendrais plus tard que ces hommes sont en train de réaliser une quête spirituelle. Ils essaient par cette quête de se détacher du matériel et de toute relation humaine.

On nous avait prévenu « ne jamais sortir de nourriture devant les singes ». Pashupatinath est en effet un lieu où les singes ont élu domicile. On se méfie donc pendant notre escapade. Mais nourriture ou pas, aujourd’hui, ce sont nos appareils photos qu’ils veulent. On se fait donc encercler par un groupe de singes. André, mon ami danois s’en sortira avec quelques griffures. Ils ne sont vraiment pas commodes !

Mais Pashupatinath c’est aussi un lieu de refuge pour les personnes âgées sans famille.

Ce soir, nous rentrons affamés chez notre hôte, Arjun. Nous sommes prêt pour un colmatage d’estomac grâce à notre cher et tendre Dhal Bhat (repas quotidien).

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de mes aventures au Népal

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